Peinture du XIXe siècle — des salons académiques à l'impressionnisme
280 œuvres référencées · 1801–1900
La peinture du XIXe siècle reflète une transformation profonde des pratiques artistiques, marquée par la succession de courants stylistiques et l’émergence de nouveaux centres artistiques. Entre académisme, romantisme, réalisme et impressionnisme, ce siècle voit s’affirmer une rupture progressive avec les normes classiques, favorisée par les évolutions sociales, techniques et politiques.
Œuvres du XIXe siècle
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La Réponse importante
Florent Willems
Lady Mary Templetown et Son Fils Aîné
Sir Thomas Lawrence
Bartolomé Sureda y Miserol
Francisco Goya
Edward Stow
Gilbert Stuart
Thérèse Louise de Sureda
Francisco Goya
View of the Gulf of Pozzuoli from Solfatara
Philipp Hackert
Ann Calvert Stuart Robinson (Madame William Robinson)
Gilbert Stuart
Anna Maria Brodeau Thornton (Madame William Thornton)
Gilbert Stuart
Baron Graham
John Singleton Copley
John Randolph
Gilbert Stuart
Josefa de Castilla Portugal y van Asbrock de Garcini (1775–about 1850)
Francisco de Goya
Josefa de Castilla Portugal y van Asbrock de Garcini (1775–vers 1850)
Francisco de Goya
William Thornton
Gilbert Stuart
A Beauty
Fujimaro
Alexander Hamilton
John Trumbull
Señora Sabasa Garcia
Francisco Goya
La Confluence de la Tamise et de la Medway
Joseph Mallord William Turner
Stag In The Woods
Karl Bodmer
Ruins of an Ancient City
John Martin
Les enfants Binning
Henry Raeburn
Napoleon I
Jean-Baptiste Isabey
Samuel Williams
Washington Allston
Portrait de Jean Terford David
Thomas Sully
Commodore John Rodgers
John Wesley Jarvis
Article
Courants picturaux et chronologie
Le XIXe siècle débute sous l’égide du néoclassicisme, incarné par Jacques-Louis David (1748–1825), dont l’œuvre impose un style rigoureux inspiré de l’Antiquité. Dès les années 1820, le romantisme s’impose comme réaction, valorisant l’émotion, le drame et l’exotisme. Eugène Delacroix (1798–1863) en est la figure centrale, notamment avec La Liberté guidant le peuple (1830). Dans les années 1850, le réalisme émerge en réaction aux idéalisations précédentes. Gustave Courbet (1819–1877) en est le porte-voix, défendant une peinture ancrée dans le réel, comme dans L’Atelier du peintre (1855).
La seconde moitié du siècle voit l’avènement de l’impressionnisme, dont les premières expositions ont lieu à partir de 1874. Ce courant, porté par Claude Monet (1840–1926), Camille Pissarro (1830–1903) et Berthe Morisot (1841–1895), privilégie la lumière, la couleur et la sensation immédiate. En réaction, des mouvements comme le post-impressionnisme apparaissent vers 1880, avec Paul Cézanne (1839–1906) et Vincent van Gogh (1853–1890), ouvrant la voie au XXe siècle.
Foyers géographiques et artistes majeurs
La France devient le principal centre artistique du siècle, notamment grâce à l’importance du Salon de Paris et de l’École des beaux-arts. Pourtant, d’autres régions gardent une influence notable : l’Italie avec les Macchiaioli, les Flandres et l’Allemagne avec des courants nationalistes ou symbolistes. Londres abrite aussi un courant préraphaélite, représenté par John Everett Millais (1829–1896).
Les figures majeures incluent Delacroix, Courbet, Monet, Cézanne, van Gogh, Pissarro et Morisot. Ces artistes, bien que très différents, incarnent chacun une étape clé de l’évolution picturale du siècle.
Techniques et supports
La toile tendue sur châssis, peinte à l’huile, domine largement. Cette technique, héritée de la Renaissance, permet des effets de profondeur et de lumière de plus en plus subtils. La tempera est marginalisée, réservée à certains courants rétrogrades ou religieux. La fresque connaît un regain limité dans les décors publics, notamment en Italie et en Autriche. L’essor des toiles de petit format, facilitant l’expression en plein air, accompagne le développement de l’impressionnisme.
Évolution stylistique
Le style évolue d’une rigueur académique vers une liberté croissante d’expression. Le début du siècle privilégie le dessin, la composition hiérarchisée et les sujets historiques. Progressivement, la couleur prend le pas sur le trait, la touche devient plus visible, et les sujets s’ouvrent à la vie moderne, au paysage, à l’intime. En 1900, la peinture a largement abandonné les normes du Salon pour explorer la subjectivité, annonçant les avant-gardes du XXe siècle.
Questions fréquentes
Quel est le rôle du Salon de Paris au XIXe siècle ?
Le Salon de Paris était la principale institution de reconnaissance artistique en France. Organisé par l’Académie des beaux-arts, il imposait des normes classiques. Son refus de peintres comme Courbet ou les impressionnistes a conduit à des expositions parallèles, marquant une rupture avec l’establishment.
Quelle est la différence entre impressionnisme et post-impressionnisme ?
L’impressionnisme cherche à capter la lumière et la perception immédiate, avec des touches rapides. Le post-impressionnisme, avec Cézanne ou van Gogh, conserve l’usage de la couleur vive mais structure davantage la composition, explorant la forme et l’émotion, ouvrant la voie à l’abstraction.
Pourquoi l’huile sur toile domine-t-elle au XIXe siècle ?
L’huile sur toile permet une grande souplesse : temps de séchage lent, superpositions possibles, rendu des couleurs et des lumières très précis. Elle s’impose comme le support idéal pour les grandes compositions de salon comme pour les études rapides en plein air.
Quels sont les thèmes récurrents de la peinture réaliste ?
Le réalisme met en scène des sujets du quotidien : paysans, ouvriers, scènes de travail ou de vie domestique. Il rejette l’héroïsme et le mythologique au profit d’une représentation sincère des classes populaires et des réalités sociales, comme dans L’Enterrement à Ornans de Courbet (1849).