École danoise — des racines romantiques à l'intimisme moderne
15 peintres référencés · 24 œuvres
L'école danoise de peinture s'est affirmée progressivement du XVIIIe au début du XXe siècle, marquant l'art européen par une sensibilité particulière à la lumière, au paysage et à l'intériorité. Influencée par les grands courants continentaux, elle a su développer une identité propre, alliant rigueur académique et attention au quotidien. Centrée d'abord sur le portrait et la peinture historique, elle évolua vers le paysage et la scène de genre.
Peintres de l'école danoise
Kristian Zahrtmann
Royaume de Danemark
Christen Købke
Royaume de Danemark
Albert Gottschalk
Royaume de Danemark
C.A. Jensen
Royaume de Danemark
L.A. Ring
Royaume de Danemark
Martinus Rørbye
Royaume de Danemark
Nicolai Abildgaard
Royaume de Danemark
Vilhelm Hammershøi
Royaume de Danemark
Jens Juel
Royaume de Danemark
Johan Thomas Lundbye
Royaume de Danemark
P.C. Skovgaard
Royaume de Danemark
Vilhelm Kyhn
Royaume de Danemark
Carl Bloch
Royaume de Danemark
Mogens Ballin
Royaume de Danemark
Wilhelm Bendz
Royaume de Danemark
Œuvres représentatives
Œuvres de l'école danoise référencées dans Codex Pictura.
Dødningehoved og timeglas
C.A. Jensen
Gertrud Hage, f. Heitmann
Jens Juel
Filosofien
Nicolai Abildgaard
Jurisprudensen. Allegorisk figur
Nicolai Abildgaard
Barneportræt
C.A. Jensen
Parti af torvet i Amalfi
Martinus Rørbye
Vinderød kirke ved Frederiksværk
Johan Thomas Lundbye
Udsigt fra Dosseringen ved Sortedamssøen mod Nørrebro
Christen Købke
Udsigt fra Dosseringen ved Sortedamssøen mod Nørrebro
Christen Købke
Motiv fra Capri, kort efter solens opgang
Christen Købke
Strandbillede, Rågeleje
P.C. Skovgaard
Udsigt fra Athenatemplet på Akropolis
Martinus Rørbye
Leonora Christina i fængslet
Kristian Zahrtmann
Sommeraften ved Ry
Vilhelm Kyhn
Dronning Sophie Amalies død
Kristian Zahrtmann
Leonora Christina i Maribo Kloster
Kristian Zahrtmann
Tidlig forårsdag i Glostrup
Albert Gottschalk
Udsigt fra en vej i udkanten af Næstved
L.A. Ring
Amalienborg Plads
Vilhelm Hammershøi
I havedøren. Kunstnerens hustru
L.A. Ring
Gade. Udkanten af København
Albert Gottschalk
Interiør med kunstnerens staffeli
Vilhelm Hammershøi
Sokrates og Alkibiades
Kristian Zahrtmann
Selvportræt en face. Lampelys
Kristian Zahrtmann
Musées principaux
Les institutions qui conservent le plus d'œuvres de l'école danoise :
Article
Apogée et périodisation
L'école danoise de peinture connaît un développement marqué à partir du dernier quart du XVIIIe siècle, s'épanouissant pleinement au XIXe siècle. Les années 1820 à 1890 constituent une période centrale, coïncidant avec le « Siècle d'or danois » (Guldalderen), durant lequel la peinture danoise atteint une reconnaissance internationale. Ce mouvement s'inscrit dans une continuité allant du néoclassicisme au romantisme, puis au réalisme et aux prémices de l'impressionnisme.
Artistes majeurs
Plusieurs peintres incarnent cette école. Nicolai Abildgaard (1743–1809), figure fondatrice, allie néoclassicisme et symbolisme dans des compositions historiques et allégoriques. Jens Juel (1745–1802) excelle dans le portrait aristocratique, marquant la transition vers le romantisme. Christen Købke (1810–1848) incarne l'apogée du Siècle d'or, avec des paysages et des scènes de genre empreintes de calme et de lumière nordique. L.A. Ring (1854–1933) représente une modernité intimiste, mêlant symbolisme et attention sociale. D'autres figures notables incluent Martinus Rørbye (1803–1848), spécialiste du voyage et de l'exotisme pittoresque, et Vilhelm Hammershøi (1864–1916), maître de l'intériorité feutrée.
Thèmes et sujets
Les thèmes dominants évoluent avec les époques. Le portrait, très présent sous Juel et Abildgaard, cède progressivement la place au paysage national, à la scène de genre domestique et aux intérieurs silencieux. Les scènes religieuses restent importantes, notamment avec Carl Bloch (1834–1890), auteur de tableaux bibliques d'une grande intensité dramatique. À partir de la fin du XIXe siècle, l'intériorité, la solitude et la lumière naturelle deviennent des motifs centraux.
Techniques et influences européennes
Les artistes danois maîtrisent l'huile sur toile, support dominant. L'influence académique allemande et française est prégnante, notamment via l'Académie royale de Copenhague. Abildgaard et ses élèves s'inspirent de David et du néoclassicisme. Købke et Hammershøi montrent une proximité avec le romantisme allemand et la peinture de lumière impressionniste, sans adhérer pleinement au mouvement. L'école danoise se distingue par une retenue formelle et une attention méticuleuse à la composition.
Œuvres emblématiques
- Portrait de l'artiste Jens Juel en voyage par Martinus Rørbye (1833), alliant portrait et scène de genre dans un cadre italien.
- Søllerød Kirke med gravsted og børn ved kirkegårdsmur de L.A. Ring (1900), synthèse de symbolisme et de vie rurale.
- Interior with Young Woman seen from Behind de Vilhelm Hammershøi (1898), représentation emblématique de l'intériorité mélancolique.
Questions fréquentes
Quand le 'Siècle d'or danois' a-t-il eu lieu ?
Le 'Siècle d'or danois' correspond principalement aux années 1800-1850, période durant laquelle la peinture danoise s'est particulièrement illustrée, notamment avec Christen Købke et les artistes de l'Académie de Copenhague.
Quelle est la spécificité de la peinture danoise par rapport à ses voisines ?
La peinture danoise se distingue par une lumière feutrée, une grande sobriété compositive et une attention à l'intime. Contrairement au pathos romantique allemand ou à l'éclat français, elle privilégie la retenue et la méditation.
Quel rôle l'Académie royale de Copenhague a-t-elle joué ?
Fondée en 1754, l'Académie a formé la majorité des grands peintres danois. Elle a imposé un enseignement classique, fortement influencé par le néoclassicisme, tout en laissant émerger une sensibilité nationale progressive.
Hammershøi est-il lié à l'impressionnisme ?
Bien que contemporain des impressionnistes, Vilhelm Hammershøi ne partage ni leur palette ni leur technique. Son œuvre, proche du symbolisme, s'inscrit dans une tradition de sobriété et de silence, éloignée du dynamisme impressionniste.