Portrait d'une femme enveloppée d'un manteau de léopard — Jan Cornelisz Vermeyen (1533) — oil on panel, Walters Art Museum, Baltimore

Portrait d'une femme enveloppée d'un manteau de léopard

Par Jan Cornelisz Vermeyen · ca. 1545 (Renaissance) · Peinture à l'huile

<p>The luxuriousness of this gentlewoman’s stole or mantel of European lynx is set off against a variation of a simple linen béguin headdress, a modest style initially associated with the Béguines, a religious order with many communities in the Netherlands. It was very commonly worn by women of status in the 1520s to 1540s and is consistent in time with the slashed sleeves, square-cut bodice with a cleft and high-necked under shirt and over-shirt with an opening in the front.That the woman's pose is angled slightly toward our right--rather than in the reverse that would be expected of a woman depicted in a pair with her husband--suggests that the sitter is single or a widow. The black upper cap, sober expression, and unfocused downward gaze as she fingers a rosary could be read as suggesting that she is a widow. Since the painting is neither signed nor dated, the current attribution to Hans Vermeyen was made on the basis of style. Before the late 1980s the painting was attributed to the Flemish master Jan Gossaert (ca. 1475-ca. 1533) but in 1986 the scholar Hendrik Horne, preparing a monograph on Vermeyen, alerted the Walters that the painting was included in the files of the Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie in The Hague as Jan Vermeyen, following an attribution by A.B. de Vries. Horne followed this lead in his monograph on the artist. See Vermeyen's Portrait of a Man Holding a Portrait Miniature, also wearing a lynx mantel, in the National Gallery, London and his Portrait of Jean de Carondelet (Brooklyn Museum) of ca. 1530, one of the many portraits by the artist in which the sitter's hand gestures include curling up one little finger, either to convey the notion of an argument being made or for gestural variety. Vermeyen enjoyed the patronage of powerful people including Archduchess Margaret of Austria, governor of the Netherlands. His greatest commission was for a tapestry series recording Emperor Charles V’s campaign against the Turks in North Africa (1535–36).</p><p>For the latest information about this object, <cite><a href='https://purl.thewalters.org/art/37.370' rel='external'>Portrait of a Woman in a Leopard Cloak</a></cite>, visit the Online Collection of the Walters Art Museum.</p>

Œuvres de la même période — Renaissance

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Le Portrait d'une Femme en Manteau de Léopard est une œuvre emblématique de la peinture de portrait du XVIe siècle, réalisée par Jan Cornelisz Vermeyen. Ce tableau, daté d'environ 1545, illustre avec finesse les codes vestimentaires et sociaux de l'époque dans les Pays-Bas des Habsbourg, mêlant luxe et modestie.

Contexte

Jan Cornelisz Vermeyen (1500-1559) fut un peintre et graveur actif dans les Pays-Bas des Habsbourg pendant la Renaissance. Né aux Pays-Bas, il bénéficia du mécénat de figures influentes comme l'archiduchesse Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas, et empereur Charles Quint, pour qui il réalisa une série de tapisseries sur la campagne contre les Turcs en Afrique du Nord (1535-1536). Son style, influencé par les maîtres flamands, se distingue par une attention méticuleuse aux détails vestimentaires et aux expressions subtiles, typiques de la Renaissance nordique.

Description et analyse

Cette peinture à l'huile sur panneau mesure 50,8 x 35,6 cm et représente une femme anonyme dans une pose légèrement angulée vers la droite, ce qui suggère qu'elle est célibataire ou veuve, contrairement à la convention pour les portraits de couples où la femme est tournée vers la gauche pour faire face à son époux. Le manteau ou étole en fourrure de lynx européen, symbole de luxe, contraste avec la coiffe en lin simple, un béguin initialement associé aux Béguines, une communauté religieuse laïque des Pays-Bas. Ce style de coiffure, modeste, était couramment porté par les femmes de statut social élevé entre les années 1520 et 1540, en harmonie avec les manches fendues, le corsage carré fendu et la chemise à col haut sous une chemise d'apparat ouverte sur le devant.

L'expression sobre de la femme, son regard baissé et défocalisé, ainsi que sa main tenant un rosaire, renforcent l'interprétation d'une veuve en deuil ou en recueillement. Le bonnet noir supérieur accentue cette austérité. Ni signée ni datée, l'œuvre fut initialement attribuée à Jan Gossaert (vers 1475-1533), un maître flamand, jusqu'à la fin des années 1980. En 1986, l'historien de l'art Hendrik Horn, préparant une monographie sur Vermeyen, signala au Walters Art Museum que le tableau figurait dans les dossiers du Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie à La Haye comme étant de Vermeyen, suite à une attribution d'A.B. de Vries. Horn confirma cette hypothèse dans son étude. Des comparaisons stylistiques soutiennent cette attribution : le manteau de lynx rappelle celui du Portrait d'un Homme tenant un Miniature à la National Gallery de Londres, et le geste de la main, avec le petit doigt replié, évoque le Portrait de Jean de Carondelet (vers 1530, Brooklyn Museum), où ce motif gestuel sert à varier les poses ou à suggérer un discours argumenté.

Le traitement de la fourrure et des tissus démontre la maîtrise technique de Vermeyen en peinture à l'huile, avec des touches délicates pour rendre la texture soyeuse du lynx contre le lin amidonné. La composition, centrée sur le buste, met l'accent sur l'identité sociale via le costume, un thème récurrent dans les portraits Renaissance flamands. L'absence de fond paysager ou architectural isole le sujet, favorisant une lecture introspective. Cette œuvre illustre les tensions entre opulence matérielle et piété spirituelle, courantes dans la société bourgeoise ou aristocratique des Pays-Bas habsbourgeois au milieu du XVIe siècle.

Posterite

Le tableau intègre les collections du Walters Art Museum à Baltimore depuis le XXe siècle, où il est accessible via leur collection en ligne. Son attribution révisée à Vermeyen a enrichi la compréhension de l'œuvre de cet artiste, souvent éclipsé par des contemporains comme Gossaert. Il sert aujourd'hui de référence pour l'étude des modes vestimentaires et des conventions portraituristes de la Renaissance nordique, apparaissant dans des monographies sur Vermeyen et des expositions sur la peinture flamande.

Questions fréquentes

Qui a peint le Portrait d'une Femme en Manteau de Léopard ?

Cette œuvre est attribuée à Jan Cornelisz Vermeyen (1500-1559), un peintre des Pays-Bas des Habsbourg. Initialement créditée à Jan Gossaert, l'attribution a été révisée dans les années 1980 sur la base d'analyses stylistiques. Vermeyen est connu pour ses portraits détaillés et ses tapisseries commandées par Charles Quint.

Quand a été réalisé ce portrait ?

Le tableau date d'environ 1545, pendant la Renaissance. Bien qu'non daté, son style et les éléments vestimentaires correspondent à la mode des années 1520-1540 dans les Pays-Bas. Cette période coïncide avec l'apogée de la carrière de Vermeyen sous le mécénat habsbourgeois.

Où peut-on voir le Portrait d'une Femme en Manteau de Léopard aujourd'hui ?

L'œuvre est conservée au Walters Art Museum à Baltimore, aux États-Unis. Elle fait partie de leur collection permanente et est consultable en ligne via leur site officiel. Les visiteurs peuvent l'admirer lors des expositions dédiées à la peinture Renaissance.

Quel est le sujet principal de cette peinture ?

Le portrait représente une femme anonyme, probablement une veuve, tenant un rosaire et vêtue d'un manteau de lynx luxueux contrastant avec une coiffe modeste. La pose et les attributs suggèrent un statut social élevé et une piété introspective. Les détails vestimentaires illustrent les modes du XVIe siècle flamand.

Pourquoi ce portrait est-il important dans l'histoire de l'art ?

Il témoigne des conventions du portrait Renaissance nordique, avec une attention aux textures et aux symboles sociaux. L'attribution à Vermeyen enrichit l'étude de cet artiste sous-estimé, et l'œuvre éclaire les pratiques vestimentaires et les rôles féminins de l'époque. Elle est souvent citée dans les analyses de la peinture flamande du XVIe siècle.

Sources et références

  • Walters Art Museum, Baltimore
  • Source primaire : walters