Jeune Indienne avec son papoose traversant un ruisseau

Jeune Indienne avec son papoose traversant un ruisseau

Par Alfred Jacob Miller · 1858-1860 · Lavis

<p>Extracts from Alfred Jacob Miller’s original text, which accompanied his images of Native Americans, are included below for reference. These words, which shaped how Miller’s contemporaries viewed the watercolors, reveal the racism and sexism embedded in 19th-century exploration and colonization of the western part of what is today the United States."A strap secured to the back of the board (on which the child rests) passes around the forehead, and the bearer by pressing the lower part with her arms, as represented in this sketch, secures it most effectually and carries it with great ease." A.J. Miller, extracted from "The West of Alfred Jacob Miller" (1837).In July 1858 William T. Walters commissioned 200 watercolors at twelve dollars apiece from Baltimore born artist Alfred Jacob Miller. These paintings were each accompanied by a descriptive text, and were delivered in installments over the next twenty-one months and ultimately were bound in three albums. Transcriptions of field-sketches drawn during the 1837 expedition that Miller had undertaken to the annual fur-trader's rendezvous in the Green River Valley (in what is now western Wyoming), these watercolors are a unique record of the closing years of the western fur trade.</p><p>For the latest information about this object, <cite><a href='https://purl.thewalters.org/art/37.1940.14' rel='external'>Indian Girl with Papoose Crossing Stream</a></cite>, visit the Online Collection of the Walters Art Museum.</p>

Du même auteur — Alfred Jacob Miller

Œuvres de la même période — Réalisme

Œuvres similaires

Alfred Jacob Miller (1810-1874), peintre américain né à Baltimore, est connu pour ses représentations des paysages et des peuples autochtones du Far West. Actif au XIXe siècle dans le contexte du réalisme, il s'inspire de ses voyages et expéditions pour documenter la vie des trappeurs et des Amérindiens lors de la fin du commerce des fourrures.

Contexte

Alfred Jacob Miller, artiste baltimoreen, réalise cette œuvre entre 1858 et 1860 sur commande de William T. Walters, collectionneur passionné par l'Ouest américain. Inspirée de croquis réalisés lors d'une expédition en 1837 au rendez-vous annuel des trappeurs dans la vallée de Green River (actuel Wyoming), elle fait partie d'une série de 200 aquarelles accompagnées de textes descriptifs. Ces travaux capturent les dernières années du commerce des fourrures, marquant la transition vers la colonisation de l'Ouest des États-Unis, imprégnée de perceptions racistes et sexistes de l'époque.

Description et analyse

L'œuvre, intitulée Indian Girl with Papoose Crossing Stream, mesure 29,8 x 24,1 cm et est exécutée au lavis rehaussé de blanc sur papier, une technique qui permet des effets subtils de lumière et d'ombre, typique des aquarelles de Miller. Elle dépeint une jeune femme amérindienne traversant un ruisseau peu profond, portant son enfant attaché sur un support dorsal. La composition met en valeur la posture de la porteuse : une sangle fixée au dos de la planche où repose l'enfant passe autour de son front, et elle le sécurise en pressant le bas avec ses bras, facilitant ainsi le transport avec aisance. Miller, dans son texte original extrait de The West of Alfred Jacob Miller (1837), décrit cette méthode avec une précision ethnographique : « A strap secured to the back of the board (on which the child rests) passes around the forehead, and the bearer by pressing the lower part with her arms, as represented in this sketch, secures it most effectually and carries it with great ease. »

Cette scène illustre la vie quotidienne des peuples autochtones, mais à travers le prisme du regard occidental du XIXe siècle. Le réalisme de Miller, influencé par ses observations directes, contraste avec les stéréotypes coloniaux : la femme est représentée comme une figure robuste et pratique, incarnant la résilience face aux rigueurs du voyage. Les tons doux du lavis, rehaussés de blanc pour suggérer les reflets de l'eau et les ombres des arbres environnants, créent une atmosphère sereine, presque idyllique, qui masque les tensions sous-jacentes de l'expansion américaine. L'absence de détails iconographiques documentés sur les sujets spécifiques (tribu ou contexte rituel) souligne que l'œuvre priorise l'anecdote ethnographique sur l'authenticité culturelle.

Analysée dans son ensemble, cette pièce révèle les ambiguïtés de l'art missionnaire et documentaire de l'époque. Miller, qui n'était pas un ethnographe professionnel, s'appuie sur ses esquisses de terrain pour transposer des scènes vivantes, mais ses commentaires trahissent les biais de ses contemporains : le racisme inhérent à la vision coloniale de l'Ouest comme un espace à conquérir. La technique du lavis, fluide et économique, convient parfaitement à la commande de Walters, visant à immortaliser un mode de vie en voie de disparition. Comparée à d'autres œuvres de la série, comme celles montrant des trappeurs ou des campements, elle humanise les Amérindiens tout en les exotisant, contribuant à une narration romantique de la frontière américaine.

Posterite

Aujourd'hui conservée au Walters Art Museum de Baltimore (référence 37.1940.14), cette aquarelle fait partie des albums reliés commandés par Walters, offrant un témoignage unique sur la fin du commerce des fourrures. Elle a influencé les études sur l'art du Far West et les représentations coloniales des peuples autochtones. Bien que critiquée pour ses stéréotypes, elle reste une source précieuse pour les historiens de l'art et de la culture amérindienne, accessible via la collection en ligne du musée.

Questions fréquentes

Qui a peint Jeune Indienne avec son papoose traversant un ruisseau ?

Cette œuvre a été réalisée par Alfred Jacob Miller, peintre américain du XIXe siècle. Né à Baltimore en 1810, il est connu pour ses scènes du Far West inspirées de ses expéditions. L'aquarelle date de 1858-1860 et fait partie d'une commande pour William T. Walters.

Quand a été réalisée cette œuvre ?

Jeune Indienne avec son papoose traversant un ruisseau a été créée entre 1858 et 1860. Elle s'appuie sur des croquis de 1837 issus d'une expédition dans le Wyoming. Miller a livré les œuvres en plusieurs installments sur vingt et un mois.

Où peut-on voir cette peinture aujourd'hui ?

L'œuvre est conservée au Walters Art Museum de Baltimore, Maryland. Elle fait partie de la collection permanente et est accessible en ligne via le site du musée. Les visiteurs peuvent la consulter dans les albums reliés de la série.

Quel est le sujet principal de cette œuvre ?

Le sujet représente une jeune femme amérindienne traversant un ruisseau en portant son enfant sur un support dorsal. Cela illustre une pratique quotidienne des peuples autochtones lors des voyages. Le texte de Miller décrit la technique de portage avec une sangle frontale.

Pourquoi cette œuvre est-elle importante ?

Elle documente la fin du commerce des fourrures dans l'Ouest américain et offre un aperçu des interactions entre trappeurs et Amérindiens. Malgré ses biais coloniaux, elle sert de source historique pour étudier les représentations du XIXe siècle. Sa technique au lavis en fait un exemple rare de réalisme ethnographique.

Sources et références

  • Walters Art Museum, Baltimore
  • Source primaire : walters