Traversée de la Divide
Par Alfred Jacob Miller · 1858-1860 · Aquarelle
<p>Extracts from Alfred Jacob Miller’s original text, which accompanied his images of Native Americans, are included below for reference. South Pass, or the Continental Divide, was the gateway to Oregon and California. The southwestern desert was not yet as fully explored as the Midwest, and so the trail along the Platte became the favored route. Discovered in 1812, the pass remained unknown to Anglo-Americans until a group of Crow Indians told Jedediah Smith and Thomas Fitzpatrick about it in 1824. After William H. Ashley started the rendezvous system in 1825, Fitzpatrick and others used South Pass as the entrance to the best beaver country in the mountains.Here Miller pictures the frenzy that possessed the men as they neared the fresh water. The Indians, watching in contempt, Miller suggested, had much the same attitude as did Captain Stewart, who would not run his horse for the water but walked casually along as if he did not feel the same thirst that possessed the men.In July 1858 William T. Walters commissioned 200 watercolors at twelve dollars apiece from Baltimore born artist Alfred Jacob Miller. These paintings were each accompanied by a descriptive text, and were delivered in installments over the next twenty-one months and ultimately were bound in three albums. Transcriptions of field-sketches drawn during the 1837 expedition that Miller had undertaken to the annual fur-trader's rendezvous in the Green River Valley (in what is now western Wyoming), these watercolors are a unique record of the closing years of the western fur trade.</p><p>For the latest information about this object, <cite><a href='https://purl.thewalters.org/art/37.1940.132' rel='external'>Crossing the Divide</a></cite>, visit the Online Collection of the Walters Art Museum.</p>
Du même auteur — Alfred Jacob Miller
Œuvres de la même période — Réalisme
Œuvres similaires
Alfred Jacob Miller (1810-1874), artiste américain né à Baltimore, est connu pour ses représentations réalistes des paysages et des scènes de la vie des trappeurs dans l'Ouest américain. Commanditées en 1858 par William T. Walters, ses aquarelles, réalisées entre 1858 et 1860, s'inspirent de croquis pris lors d'une expédition en 1837 dans la vallée de Green River, au Wyoming actuel. Ces œuvres capturent les dernières années du commerce de fourrures, une période de transition vers la conquête de l'Ouest marquée par le réalisme documentaire.
Contexte
Alfred Jacob Miller, peintre et illustrateur américain du XIXe siècle, s'inscrit dans le mouvement réaliste en documentant fidèlement les expéditions pionnières. Né en 1810 à Baltimore, il étudie à l'École des beaux-arts de Paris avant de se tourner vers les thèmes de l'Ouest américain après une expédition en 1837 avec le capitaine William Drummond Stewart. Cette période, marquée par l'expansion vers l'Oregon et la Californie via le South Pass, reflète l'ère du commerce de fourrures en déclin et l'émergence des routes migratoires. Les aquarelles commandées par Walters en 1858 visent à immortaliser ces souvenirs, avec un texte descriptif accompagnant chaque pièce pour enrichir le récit historique.
Description et analyse
Crossing the Divide est une aquarelle sur papier mesurant 22,8 x 36 cm, conservée au Walters Art Museum de Baltimore. Réalisée entre 1858 et 1860, elle illustre la traversée du South Pass, ou Continental Divide, un col découvert en 1812 mais révélé aux Américains anglo-saxons en 1824 par des Indiens Crow à Jedediah Smith et Thomas Fitzpatrick. Ce passage, utilisé dès 1825 pour accéder aux riches zones de castors, devient la voie principale vers l'Ouest, préférée à la piste du Platte en raison de l'exploration limitée du désert sud-ouest.
Miller dépeint avec vivacité la frénésie qui s'empare des hommes assoiffés à l'approche d'une source d'eau fraîche. Les explorateurs et trappeurs, montés sur leurs chevaux, se précipitent dans un désordre exalté, contrastant avec l'attitude dédaigneuse des Indiens observateurs. Le capitaine Stewart, figure clé de l'expédition, avance calmement à pied, refusant de céder à la soif comme ses compagnons, symbolisant une retenue stoïque. L'artiste, dans son texte original accompagnant l'œuvre, souligne ce mépris des Amérindiens, qui voient dans cette hâte une faiblesse des Blancs face aux éléments.
L'analyse iconographique révèle un réalisme minutieux : les couleurs aquarellées capturent la vastitude aride du paysage, avec des tons ocre et bleus pour évoquer la sécheresse et l'espoir de l'eau. Les figures humaines, dynamiques et expressives, transmettent l'urgence physique et psychologique de la conquête. Miller, influencé par ses croquis sur le terrain, intègre des détails ethnographiques précis sur les tenues des trappeurs et les chevaux épuisés, renforçant l'aspect documentaire. Cette œuvre n'est pas seulement une scène narrative ; elle critique subtilement l'euphorie des pionniers face à la sagesse perçue des peuples autochtones. Technique-wise, l'aquarelle permet une fluidité qui mime le mouvement et la transparence de l'air sec, typique du style de Miller pour ces 200 pièces commandées à douze dollars chacune, livrées en albums sur vingt et un mois.
Le sujet iconographique, bien que non exhaustivement documenté, met en lumière les interactions entre colons et Indiens lors des rendez-vous de trappeurs, soulignant les tensions culturelles naissantes. L'absence de courants artistiques spécifiques associés renforce le caractère unique de Miller comme chroniqueur visuel de l'histoire américaine, préfigurant les peintures de l'Ouest de Frederic Remington.
Postérité
Crossing the Divide fait partie des trois albums Walters, offrant un témoignage irremplaçable sur la fin du commerce de fourrures et l'ouverture de l'Ouest. Exposée au Walters Art Museum, elle inspire des études sur l'expansionnisme américain et l'art réaliste du XIXe siècle. Reproduite dans des publications historiques, l'œuvre contribue à la préservation de la mémoire des expéditions de 1837, influençant la représentation culturelle des pionniers dans le cinéma et la littérature. Son legs réside dans sa précision documentaire, aidant à contextualiser les migrations vers l'Oregon Trail.
Questions fréquentes
Qui a peint Crossing the Divide ?
Crossing the Divide a été peint par Alfred Jacob Miller, artiste américain né en 1810 à Baltimore. Il a réalisé cette aquarelle entre 1858 et 1860 sur commande de William T. Walters. L'œuvre s'inspire de croquis pris lors de son expédition dans l'Ouest en 1837.
Quand a été réalisée Crossing the Divide ?
L'aquarelle Crossing the Divide a été créée entre 1858 et 1860. Elle est basée sur des esquisses réalisées par Miller lors d'une expédition en 1837 dans la vallée de Green River. Cette période correspond à la commande de 200 aquarelles par Walters.
Où voir Crossing the Divide aujourd'hui ?
Crossing the Divide est conservée au Walters Art Museum à Baltimore, aux États-Unis. Elle fait partie de la collection en ligne accessible via le site du musée. Les visiteurs peuvent la découvrir dans les albums originaux de la série Walters.
Quel est le sujet de Crossing the Divide ?
Le sujet principal est la traversée du South Pass par des explorateurs et trappeurs assoiffés, se précipitant vers une source d'eau. Miller contraste leur frénésie avec le calme des Indiens observateurs et du capitaine Stewart. L'œuvre illustre les défis de la conquête de l'Ouest américain.
Pourquoi Crossing the Divide est-elle importante ?
Cette aquarelle est un document historique unique sur les dernières années du commerce de fourrures et l'ouverture des routes vers l'Ouest. Elle capture les interactions entre pionniers et Amérindiens avec un réalisme précis. Son texte descriptif enrichit l'analyse culturelle et ethnographique de l'expansion américaine au XIXe siècle.